L’exonération fiscale du travail étudiant est relevée au niveau de trois Smic par an et généralisée
jusqu’à l’âge de 25 ans.
Extension de l’exonération
L’exonération actuelle d’impôt sur le revenu pour les salaires perçus pendant
l’été par des étudiants d’au plus 21 ans est étendue à tous les élèves ou étudiants âgés de 25 ans maximum au 1er janvier, qui travaillent pendant
leur scolarité ou leurs vacances.
Augmentation du plafond de l’exonération
Le plafond annuel d’exonération passe de deux fois à trois fois le montant
mensuel du salaire minimum de croissance.
Exercée sur option du bénéficiaire, cette exonération peut être appliquée que
l’étudiant souscrive une déclaration d’impôt sur le revenu à titre individuel
ou qu’il soit rattaché au foyer fiscal de ses parents. Elle préserve les droits à prime pour l’emploi et autres aides sociales.
Concrètement, cela signifie :
Pierre, un étudiant de
18 ans célibataire, toujours
rattaché au foyer fiscal
de ses parents, travaille
véritablement pour
la première fois pendant
trois mois d’été et est payé au Smic soit 3 090 euros.
Ce revenu est exonéré d’impôt. Compte tenu
de leurs salaires, les parents
de Pierre, avant la mesure
auraient dû acquitter un
impôt de 1 597 euros. Avec
l’exonération, leur impôt net à payer s’élève à 1 221 euros.
L’exonération sur le revenu
de Pierre procure donc à ses parents un gain fiscal
de 376 euros.
Antoinette est une étudiante de 23 ans rattachée au foyer
fiscal de ses parents.
Elle travaille tout au long de l’année à mi-temps dans
une chaîne de restauration rapide. Sur une année complète
de travail, elle gagne un salaire annuel déclaré de 6 200
euros. Ce revenu est, dans la limite de 3 750 €, exonéré d’impôt. Les parents
d’Antoinette, compte tenu de leurs salaires auraient
dû payer un impôt de 2 002 euros, avant la mesure. Elle
permet aux parents d’Antoinette de ne payer que 1 495
euros.
L’exonération sur le revenu d’Antoinette procure donc à ses parents un gain fiscal de 507 euros. |