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A l'occasion des fêtes de fin d'année,
les fabricants de produits de charcuterie festifs améliorent
généralement leur production et utilisent des
mentions valorisantes telles que " traditionnel ",
" à l'ancienne ", " truffé ",
" au foie d'oie et de canard " etc...Le bien-fondé
de ces allégations a été vérifié,
notamment, au stade de la production. 37 directions départementales
ont contrôlé 210 établissements élaborant,
en fin d'année, des produits de charcuterie festifs.
On observe un tassement de la demande de produits spécifiques
aux fêtes de fin d'année (boudin blanc, préparations
à base de foie gras, galantines, ..). En conséquence,
leur élaboration a tendance à s'étaler
tout au long de l'année, notamment pour ce qui concerne
les charcutiers industriels.
Les laboratoires de Massy, Oullins et Montpellier ont analysé
120 échantillons. Le taux de non-conformité
constaté est élevé (44%). 35 rappels
de la réglementation ont été effectués
et 13 procès verbaux ont été dressés.
Les principales anomalies constatées sont dues à
un excès d'eau (dépassement du taux d'HPD ou
d'HPDA) et à des teneurs en produits nobles insuffisantes
par rapport aux indications portées sur l'étiquetage.
Le dépassement du taux d'HPD ou d'HPDA qui traduit
un excès d'eau ajoutée, signe soit un manque
de maîtrise de la technologie de production, soit l'intention
délibérée d'ajouter de l'eau dans les
produits.
A titre d'exemple, les faits suivants ont fait l'objet de
procédures contentieuses :
- Une enseigne vendait du "pâté de foie"
sous la dénomination "canard farci à
la pistache et au foie gras
- Un charcutier mentionnait la présence de foie
gras sur des boudins, alors que le produit de charcuterie
en question en comportait moins de 20%.
- Un artisan charcutier mettait 0,4% de truffes dans les
rillons boudin blanc, alors qu'il annonçait "truffé
à 1%".
- Un charcutier détenait des produits fragiles(
rillettes, ..) à température ambiante (+14°C),
- Un grossiste détenait des produits de charcuterie
festifs dont la DLC était dépassée
(de 1 à 77 jours)
Le taux de non-conformité élevé confirme
que les services de contrôles doivent rester vigilants,
notamment pour ce qui concerne l'utilisation des mentions
d'étiquetage valorisantes.
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