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2ème trimestre 2003
A partir de prélèvements
opérés au stade de la production et de la distribution
dans 28 départements sur des poissons transformés
et de produits à base de poisson, le laboratoire de
la DGCCRF de Villeneuve d'Ascq a procédé à
la recherche des sept congénères indicateurs
PCB pouvant contaminer ces produits.
Les résultats
obtenus complètent les informations recueillies lors
des précédentes enquêtes réalisées
en 2001 et en 2002 par la DGCCRF et pourront être utilisées
par les experts de l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Aliments (AFSSA) pour procéder à
une évaluation du risque.
Quelques informations sur les pcb
Les polychlorobiphényles (PCB) correspondent à
une catégorie d'hydrocarbures aromatiques chlorés
qui regroupe 209 molécules distinctes dites congénères.
Des mélanges industriels de PCB ont été
fabriqués à partir des années 30 et étaient
utilisés notamment comme plastifiants, ignifugeants,
adhésifs, lubrifiants…
La mise en évidence de la toxicité des mélanges
(action sur le système nerveux, activateurs et promoteurs
de la cancérogénèse, …) a conduit
à des restrictions d'emploi. Depuis 1987, ces produits
ne se rencontrent plus que dans des systèmes clos,
en tant que fluide diélectrique, dans des transformateurs
et des condensateurs. Tous les appareils en service contenant
des PCB sont appelés à disparaître d'ici
la fin 2010, leur élimination en tant que déchets
de PCB devant être réalisée par des entreprises
agréées.
Depuis leur production commerciale, les PCB ont pu être
dispersés dans l'environnement. Du fait de leur stabilité
et de leur caractère lipophile, ces contaminants peuvent
être concentrés tout au long de la chaîne
alimentaire, notamment dans les poissons, principal vecteur
alimentaire d'exposition pour l'homme.
Valeurs de référence
Il n'existe pas actuellement de réglementation
européenne ou française fixant des limites maximales
en pcb dans les denrées alimentaires.
Une douzaine d'entre eux ont une toxicité similaire
à celle des dioxines, d'autres ont d'autres mécanismes
d'action.
L'évaluation du risque présenté par
les PCB qui se sont pas de type dioxine est en cours au niveau
de l'Autorité Européenne de Sécurité
des Aliments, un avis est attendu pour la fin d'année
2004.
Par ailleurs, des données sont à rassembler
pour mesurer l'exposition des consommateurs à ces contaminants.
7 congénères "indicateurs "ont été
définis : il s'agit des PCB 28,52,101,118,138,153 et
180.
Ils sont reconnus pour être persistants dans les chaînes
alimentaires et présenter des propriétés
toxicologiques importantes. Ils apparaissent comme étant
représentatifs d'une part de la contamination des denrées
alimentaires par l'ensemble des congénères de
PCB et d'autre part de l'impact toxicologique sur la santé
humaine.
L'analyse de ces 7 PCB indicateurs dans les aliments devrait
permettre d'évaluer et de rendre compte de l'exposition
de la population à l'ensemble des PCB (avis de l'AFSSA
du 8 avril 2003)
Lors de la crise "de la dioxine belge" de1999 dont l'origine
a été expliquée par la contamination
de matières grasses destinées à l'alimentation
animale par des produits de dégradation du pyralène
(PCB), l'AFSSA avait recommandé la recherche des 7
PCB indicateurs et proposé une teneur maximale pour
les 7 congénères dosés de 200 ng/g de
matière grasse dans ces produits.
Cette recommandation prise en situation d'urgence avait
été faite dans un contexte bien particulier
et ne préjuge pas des limites maximales qui pourraient
être définies à l'avenir sur la base des
résultats des plans de surveillance et de l'évaluation
de l'exposition globale des consommateurs aux PCB.
Résultats
100 échantillons de poissons transformés et
de produits à base de poisson ont été
prélevés selon la répartition suivante.
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Poissons fumés
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34
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Conserves de poisson à l'huile ou au naturel
ou poissons conservés par le sel
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30
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Plats cuisinés à base de poisson
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18
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Produits à base d'œufs de poisson
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6
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Surimis
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8
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Huiles de poisson
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4
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TOTAL
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100
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Le laboratoire de la DGCCRF de Villeneuve d'Ascq a procédé
au dosage des 7 congénères indicateurs.
4 échantillons présentaient une teneur en PCB
"indicateurs" très supérieure à 200 ng/g
de matière grasse. Il s'agissait :
Ø d'un échantillon
de saumon fumé sauvage pêché en mer Baltique
(867 ng de PCB indicateurs par gramme de matière
grasse)
Ø d'un échantillon
de foie de morue cuisiné (1100 ng de PCB indicateurs
par gramme de matière grasse)
Ø de deux échantillons
de sardines à l'huile d'olive en conserve (320 ng
et 345 ng de PCB indicateurs par gramme de matière
grasse)
Conclusion
Les données recueillies, s'ajoutant aux résultats
d'enquête obtenus par ailleurs, pourront être
utiles aux organismes chargés de l'évaluation
des risques pour évaluer ceux présentés
par les PCB.
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