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1er trimestre 2002
Le plan de surveillance des produits de la
mer mis en place après le naufrage de l'Erika, avait
permis de suivre les niveaux de contamination de ces produits
par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) lors
de cette crise.
Au premier trimestre 2002, période
de réalisation de cette enquête, on pouvait penser
que l'épisode de pollution "Erika" était dépassé
et que les niveaux de contamination des produits correspondaient
au "bruit de fond" de la contamination.
L'objectif de l'enquête était
donc de recueillir des informations sur les niveaux de contamination
"de fond" des coquillages et crustacés par les HAP.
Ces informations pourront être utilisées pour
établir des valeurs pouvant permettre, en dehors des
situations de crise, une surveillance des teneurs en HAP des
produits de la mer.
Quelques précisions sur les HAP
La combustion incomplète de produits
organiques entraîne la formation d'hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAP) dont certains sont probablement cancérogènes
pour l'homme.
L'alimentation contribue de façon
significative à l'exposition de l'homme à ces
contaminants
La contamination par les HAP peut avoir deux
origines :
- origine environnementale : les industries,
le chauffage domestique, les transports, l'incinération
des déchets, les épisodes de pollution tels
que les "marées noires",… émettent des HAP
dans l'environnement qui vont ultérieurement se déposer
sur les productions alimentaires.
- origine technologique : certaines technologies
alimentaires parmi lesquelles le fumage, le grillage, le
séchage direct et la torréfaction peuvent
contribuer à une pollution importante des aliments.
Actuellement, aucune teneur maximale en HAP
n'est fixée par la réglementation dans les produits
de la mer ou dans d'autres produits alimentaires.
La DGCCRF a saisi, en janvier 2000, l'Agence
Française de Sécurité Sanitaire des Aliments
afin d'évaluer les risques présentés
par les HAP dans diverses denrées alimentaires et déterminer
les niveaux de concentration au delà desquels risquent
de se poser des problèmes de santé du fait de
l'importance de la dose pouvant être absorbée
par l'intermédiaire des aliments contaminés.
Pour cette évaluation, l'AFSSA a sélectionné
11 HAP. Ils ne présentent pas tous le même niveau
de toxicité. Afin de prendre en compte ces différences,
un facteur d'équivalence toxique exprimé par
rapport au benzo(a)pyrène, HAP le mieux connu et l'un
des plus toxiques, a été défini pour
chaque composé.
Dans l'attente des résultats de cette
évaluation, la DGCCRF retient une limite maximale exprimée
en équivalent toxique de benzo(a)pyrène de 5
µg/kg.
Cette teneur sera obtenue en multipliant
les quantités décelées de chaque HAP
par le facteur d'équivalence toxique qui lui a été
attribué et en additionnant les résultats partiels
obtenus.
Analyses effectuées et résultats
Les prélèvements ont été
réalisés dans 15 départements, dans la
mesure du possible au plus près des lieux d'aquaculture
ou de pêche.
Le laboratoire de la DGCCRF de Bordeaux a
procédé à la recherche des HAP retenus
par l'AFSSA pour son évaluation dans 53 échantillons
de coquillages et crustacés :
- 14 huîtres
- 8 langoustines
- 7 moules
- 5 crevettes
- 4 crabes ou tourteaux
- 3 araignées
- 2 clams
- 10 échantillons divers (noix de
St Jacques, Palourdes, seiches, tétines, bulots,
amandes, coques, poulpes et praires).
Résultats
Les analyses réalisées dans
le cadre de cette enquête, n'ont pas mis en évidence
de contamination excessive des produits par les HAP à
l'exception d'un échantillon de crevettes roses vivantes.
52 échantillons présentaient
des teneurs en équivalent toxique de benzo(a)pyrène
nettement inférieures à 5 µg/kg.
L'échantillon de crevettes déclaré
"non satisfaisant " par le laboratoire présentait une
teneur en équivalent toxique de benzo(a)pyrène
égale à 9,4 µg/kg. Des enquêtes
sont menées afin d'expliquer l'origine de cette contamination.
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