| Une enquête menée en 2000
par les directions de l’Ain, de l’Isère, de la Loire,
du Rhône, de la Savoie et de la Haute-Savoie, sur la qualité
des fruits et légumes livrés en restauration collective,
a montré que la qualité normative et la sécurité
des produits livrés ainsi que les délais de paiement
étaient globalement respectés.
Par contre, le respect des règles
de facturation demeure insuffisant.
Les marchés des fruits et légumes
sont des marchés très conjoncturels. Dans le
cadre des livraisons aux établissements publics, les
risques de tromperies augmentent lorsque les cours s’orientent
à la baisse et ne permettent pas aux fournisseurs de
garder une marge suffisante pour leur entreprise, compte tenu
du rabais consenti pour obtenir le marché.
Pour compenser, certains opérateurs
retiennent sur la facture des produits présentant des
caractéristiques supérieures à celles
des produits livrés (catégorie, calibre, origine…),
ne remplissent pas complètement la facture (sachant
que la collectivité ne prendra pas soin ou n’aura pas
les moyens de vérifier) ou sont parfois tentés
de tricher sur la quantité livrée.
Bien que certaines directions aient constaté
de sensibles améliorations dans ce domaine, il ressort
que les acheteurs publics ne contrôlent pas encore suffisamment
l’exécution des marchés. Les contrôles
à la réception de la marchandise livrée
sont très souvent superficiels et inefficaces (de trop
nombreuses collectivités se contentent d’un contrôle
visuel), les documents commerciaux sont incomplets ou inexacts
(toutes les directions ont constaté des irrégularités
en ce qui concerne la dénomination précise des
marchandises : absence de l’indication de la catégorie
livrée, du calibre et de l’origine, notamment).
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