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31 mars 2009 - Publication des comptes des administrations publiques pour l'exercice 2008

Christine Lagarde, ministre de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi et Éric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique prennent acte de la publication par l’Insee des comptes 2008 des administrations publiques.

Christine Lagarde et Éric Woerth constatent que le creusement du déficit à 3,4 points du PIB en 2008, qui est conforme aux dernières prévisions du gouvernement, reflète les premiers effets de la crise économique et le choix du gouvernement de ne pas compenser les moins-values de recettes associées par des hausses compensatoires d’impôts.

Par ailleurs, la dette publique s’établit à 68,0 % du PIB fin 2008. Ce chiffre intègre, compte tenu de la classification retenue par l’Insee les 13Md € de dette de la SFEF à la fin de l’année dernière (1). Hors SFEF, l’objectif de dette publique pour 2008 est atteint. Dans ces conditions, l’Insee publie désormais un chiffre de dette nette des administrations publiques qui s’élève à 61,3 % du PIB (contre 59,1 % en 2007) et qui reflète mieux la situation patrimoniale des administrations publiques compte tenu des interventions de l’État dans le contexte de la crise financière. En particulier, ces mesures d’aide au secteur financier n’ont quasiment pas d’impact sur l’évolution de la dette publique nette (+1,0 milliard d’euros) alors qu’elles contribuent à augmenter la dette publique notifiée de 24,6 milliards d’euros.

Christine Lagarde et Éric Woerth rappellent que l’alourdissement de la dette ne traduit pas nécessairement un appauvrissement des administrations. La hausse de l’endettement, qui est mesurée en termes bruts des actifs publics, est en particulier liée à l’achat d’actifs sains et rentables pour renforcer temporairement et contre rémunération les fonds propres des banques, ou pour aider le secteur automobile. Le recours à l’endettement est aussi le reflet de la relance budgétaire qui finance des infrastructures utiles pour le développement économique. La mauvaise conjoncture sur les marchés d’actions a aussi empêché des cessions d’actifs publics non stratégiques et un désendettement dans des conditions normales.

Enfin, Christine Lagarde et Éric Woerth prennent note avec satisfaction du taux de prélèvements obligatoires et de la part de la dépense publique (42,8 % et 52,7 % du PIB respectivement), qui sont légèrement meilleurs qu’attendus. Ces évolutions traduisent une politique budgétaire favorable à la croissance mais vigilante quant à la maîtrise de la dépense courante. La dépense publique a en effet progressé de moins de 1 % en euros constants.

Contacts presse :
Cabinet de Christine LAGARDE : Jean-Marc Plantade, Elisa Ghigo – Tél. : 01 53 18 41 35
Cabinet d’Éric WOERTH : Eva Quickert-Menzel, Aurélie Herz, Daniel Baldaia – Tél. : 01 53 18 42 96

(1) L’Insee a en effet retenu de classer la SFEF, qui dispose de la garantie de l’État pour ses émissions destinées au refinancement du secteur bancaire, en administration publique, ce qui conduit l’Insee à intégrer sa dette dans la dette des administrations publiques. En revanche, conformément au SEC 95, les garanties accordées directement par l’État en faveur d’établissements bancaires dans le cadre du soutien au refinancement de l’économie, en France comme dans les autres pays de l’Union européenne, ne sont pas intégrées dans la dette publique. Contrairement aux garanties directes, la SFEF sécurise ses emprunts par la prise en collatéral d’actifs fournis par les banques, ce qui limite très fortement le risque d’appel de la garantie de l’État.

© Copyright ministère de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi, 31/03/2009

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