
Cette mission comprend 2 programmes :
Politique économique et de l'emploi
Statistiques et études économiques
DGEFP - Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle
DGTPE - Direction générale du Trésor et de la politique économique
DLF - Direction de la législation fiscale
Première mesure législative importante de l'année, la loi du 8 février 2008 pour le pouvoir d'achat a permis aux salariés d'anticiper le...
En savoir plus déblocage de leur participation aux résultats de l'entreprise (dans la limite de 10 000 euros) sans charges sociales et fiscales. Les entreprises de moins de 50 salariés, non soumises à la participation obligatoire, ont pu accorder avant le 30 juin une prime de 1 000 euros à leurs employés en franchise de cotisations sociales.
Toujours dans l'optique d'améliorer le pouvoir d'achat des familles, pour encourager le travail et réduire durablement le nombre de travailleurs pauvres, la loi du 1er décembre a généralisé le Revenu de solidarité active (RSA) - jusqu'alors expérimenté dans plusieurs départements - qui garantit que tout retour au travail et que toute augmentation des revenus du travail se traduit par une augmentation de ressources.
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Votée le 4 août 2008, la loi de modernisation de l'économie (LME) est un texte aux multiples facettes, toutes mises au service du même objectif :...
En savoir plus favoriser la croissance et améliorer la compétitivité des entreprises françaises. Elle renforce la concurrence et donne plus d'attractivité à la Place de Paris. Elle favorise la reprise et la transmission des entreprises et s'attache aussi à encourager la création d'entreprises en instituant le régime de l'auto-entrepreneur, un dispositif qui permet notamment aux contribuables créateurs de leur activité de s'acquitter de l'ensemble des cotisations sociales, voire de leur impôt sur le revenu, auprès d'un seul interlocuteur (l'URSSAF).
La LME définit aussi de nouvelles règles de commercialisation des assurances de personnes : les assurés seront mieux informés et leur liberté de choix en matière d'assurance adossée à un prêt immobilier sera améliorée. Elle réforme encore la distribution du Livret A en permettant à toutes les banques, depuis le 1er janvier 2009, de distribuer le produit d'épargne préféré des Français.
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Plusieurs mesures fiscales pilotées par la DLF et adoptées en 2008 constituent des avancées en faveur des économies d'énergie et de la préservation de l'environnement : ainsi, la loi de finances pour 2009 a créé un prêt à taux zéro pour les travaux d'amélioration de la performance énergétique des résidences principales dans l'ancien. Elle a étendu aux propriétaires bailleurs le bénéfice du crédit d'impôt en faveur des économies d'énergie et augmenté les avantages fiscaux dans le cas de l'achat d'une résidence "haute qualité environnementale". Des mesures fiscales visent à orienter les entreprises et les collectivités vers des comportements plus responsables. Enfin, la loi de finances rectificative pour 2008 a instauré, en plus du malus à l'acquisition, une taxe forfaitaire annuelle de 160 euros pour les véhicules les plus polluants.
Pour plus d'équité entre les contribuables, la loi de finances pour 2009 prévoit un plafonnement global des niches fiscales. Au total, les déductions, réductions et crédits d'impôt ne pourront dépasser le plafond de 25 000 euros, majoré de 10 % du revenu imposable. De surcroît, certains dispositifs de défiscalisation (loi Malraux, location meublée et investissements outre-mer) ont été réaménagés.
La crise financière enclenchée dès 2007 aux États-Unis a pris une dimension sans précédent avec la faillite de la banque Lehmann Brothers le 15 septembre. Les tensions extrêmes sur les marchés ont contraint la France, dès octobre, à prendre des mesures exceptionnelles - garanties des émissions et recapitalisation des banques - pour assurer la stabilité de son système financier, dans un cadre coordonné au niveau européen par la Présidence française. La mise en place de la Société de financement de l'économie française (SFEF) par la loi de finances rectificative du 16 octobre 2008 a ainsi permis de lever sur les marchés financiers 13 milliards d'euros de ressources à moyen terme en 2008, grâce à l'apport de garantie de l'État, pour les prêter aux banques françaises et soutenir le financement de l'économie (ménages, entreprises, collectivités). L'État peut continuer d'apporter sa garantie aux nouvelles émissions de la SFEF jusqu'à la fin 2009, dans la limite d'un plafond de 265 milliards d'euros.
Sous l'impulsion de la France, le Conseil européen des 11 et 12 décembre a parallèlement approuvé le principe d'un soutien à l'activité, de l'ordre de 1,5 point de PIB au total, que chaque pays décline en fonction de sa propre situation.
Dès le 4 décembre, la France a adopté un plan de relance respectueux des principes européens. Doté de 26 milliards d'euros, ce...
En savoir plus plan doit avoir un effet rapide sur l'activité. Ciblé sur les ménages et les secteurs les plus directement touchés, il soutient notamment le financement des entreprises par le renforcement des moyens d'intervention d'Oséo (voir ci-contre) et contribue au redressement d'entreprises. En 2008, le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) - dont la DGTPE assure le secrétariat général - a traité 22 nouveaux dossiers d'entreprises en difficulté, qui représentaient au total 37 000 emplois.
Le plan de relance prévoit aussi le remboursement anticipé de certaines créances de l'État vis-à-vis des entreprises (crédit impôt recherche, carry back, excédents d'acomptes d'impôt sur les sociétés, crédits de TVA...), ainsi que des mesures en faveur du logement. En outre, la loi de finances rectificative pour 2008 et la loi de finances pour 2009 ont prévu des dégrèvements de taxe professionnelle et des mesures favorisant, par des crédits d'impôt, l'investissement dans les petites entreprises en phase de démarrage ou d'expansion.
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Pour se doter de nouveaux moyens d'action, l'État actionnaire a mis en place la Société de prise de participation de l'État (SPPE) - qui a apporté 10,5 milliards d'euros aux 6 principaux réseaux bancaires et est entrée au capital de Dexia - ainsi que le Fonds stratégique d'investissement (FSI, doté de 20 milliards d'euros), avec la Caisse des dépôts.
L'État a par ailleurs accompagné les entreprises au capital desquelles il est présent dans leur stratégie de développement, que celle-ci passe par des projets industriels structurants (fusion GDF-Suez, partenariat Aéroports de Paris-Schiphol) ou par des opérations de croissance interne ou externe (offre publique d'EDF sur British Energy et de la SNCF sur Geodis, projet de partenariat entre Air France/KLM et Alitalia...).
Il a œuvré à la préparation et à la mise en oeuvre de réformes structurelles, par exemple dans le secteur des médias (réforme de l'audiovisuel public), les secteurs portuaire ou postal (commission Ailleret).
2008 a été marquée par la poursuite du "cycle de Doha". Ce cycle de négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) couvre de nombreux sujets : agriculture, services, droits industriels. C'est aussi le plus complet de l'histoire, avec la participation de 154 pays aux négociations, et l'entrée de nouveaux participants importants, comme la Chine. La DGTPE est directement associée à ces travaux, qui ont progressé sur le plan technique, en dépit de l'échec de la conférence ministérielle de juillet 2008. Cette conférence est la plus longue jamais tenue depuis la création de l'OMC, dont la crise démontre le rôle stabilisateur.
Dans le contexte de crise, les tentations protectionnistes s'accroissent. Grâce à ses Missions économiques, capteurs privilégiés pour la veille économique dans le monde, le Ministère a engagé le recensement des mesures de type protectionniste, qui sont relayées à Bruxelles où elles enrichissent la base de données communautaire. Le Ministère participe aussi à la stratégie européenne d'accès aux marchés, qui consiste à identifier les obstacles puis à les éliminer. Cette démarche vise à ouvrir les frontières aux entreprises ; elle a été renforcée par les conclusions du Conseil européen du 8 décembre.
INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques
SESSI - Service des études et des statistiques industrielles
Le Ministère met à la disposition du Gouvernement et du public des données économiques, sociales et démographiques. Leur fiabilité est essentielle : pour la garantir, la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 a inscrit dans le droit l'indépendance professionnelle des statisticiens publics et créé une Autorité de la statistique publique chargée de veiller au respect des principes d'indépendance professionnelle, d'objectivité, d'impartialité, de pertinence et de qualité des données produites. La loi sur les archives du 15 juillet 2008 clarifie, quant à elle, les modalités d'accès aux données individuelles détenues par la statistique publique.
Le Ministère a aussi œuvré dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne pour une statistique fiable et pertinente. Parmi les résultats, l'adoption du règlement sur la statistique européenne et le vote par le Parlement européen du compromis du règlement "Intrastat" sur les échanges de biens entre pays membres de l'Union.
À la suite des difficultés rencontrées en 2007 sur les statistiques de l'emploi, l'INSEE a mis en place un plan d'action et une première série de mesures de nature à améliorer la précision des estimations du taux de chômage et à rendre compte de la variété des situations face au travail. Ainsi, à titre d'exemple, d'ici à la fin 2010, l'échantillon de l'enquête emploi sera augmenté de 50 %.
Sur les recommandations de la commission Quinet, l'INSEE mesure depuis 2008 le pouvoir d'achat par unité de consommation, les dépenses de consommation préengagées et en déduit le revenu dit "arbitrable". L'Institut a également lancé des travaux sur la diversité des évolutions de pouvoir d'achat, sur la prise en compte du coût de l'immobilier et amélioré la prise en compte des prestations sociales réelles. La connaissance des inégalités s'en trouve précisée : de ce fait, le taux de pauvreté est relevé de 1 point, passant de 12,1 % à 13,1 % pour 2005.
L'INSEE a aussi publié les premiers chiffres de population tirés de la nouvelle méthode de recensement. Cette méthode repose sur des enquêtes annuelles, exhaustives dans les communes de moins de 10 000 habitants et fondées sur un échantillon de 8 % des logements dans les autres. Chaque enquête annuelle porte sur 9 millions de personnes dans 8 000 communes. Les données publiées en 2008 chiffrent la population légale au 1er janvier 2006 ; elles seront actualisées chaque année.
Le 8 janvier, 8 millions d'entreprises ou d'établissements ont fait l'objet d'une recodification d'activité : la bascule du répertoire SIRENE dans les nouveaux codes APE (4 chiffres et 1 lettre) marque un pas important dans la mise en cohérence des nomenclatures françaises avec leurs équivalents européens.
2008 a aussi vu s'achever la première phase de la refonte du système d'information des statistiques annuelles d'entreprise (RESANE), un chantier emblématique de la modernisation du traitement de l'information engagée par l'INSEE. Cette première étape permettra d'alléger dès 2009 la charge de réponse des entreprises aux enquêtes annuelles, de réduire de 9 mois les délais de mise à disposition des données et de mieux prendre en compte le rôle des groupes.
Au-delà du suivi des engagements pris par les banques le 12 novembre sur le maintien des concours bancaires aux entreprises, l'État veille à ce que les mesures adoptées se traduisent concrètement sur le terrain. C'est la mission confiée à René Ricol, nommé médiateur du crédit auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Toute entreprise qui ne trouve pas de solution avec ses banques et Oséo peut saisir le médiateur via le site www.mediateurducredit.fr.
La crise a placé la France en première ligne : en charge de la Présidence du Conseil de l'Union européenne, elle s'est attachée à promouvoir une réponse européenne coordonnée pour limiter les effets de la crise. Aux mesures d'urgence pour stabiliser la situation financière, comme le relèvement du niveau de protection des dépôts bancaires des particuliers et la solidarité avec les pays de l'Union confrontés à des difficultés de balance des paiements(Hongrie et Lettonie), est venu s'ajouter un plan européen de relance, adopté en Conseil européen les 11 et 12 décembre. Ce plan représente un effort significatif de soutien à l'économie, à hauteur de 1,5 % du PIB de l'Union, et constitue un cadre cohérent pour l'action au niveau communautaire et national.
À noter par ailleurs des avancées notables en matière de fiscalité directe et de lutte contre les fraudes carrousels à la TVA avec la création d'Eurofisc, un réseau d'alerte.
La Présidence française de l'Union européenne a impliqué une coopération de tous les instants entre les différentes directions du Ministère, pour tenir les échéances ministérielles de la Présidence, ainsi que les 45 manifestations organisées pour l'occasion avec l'appui de la DPAEP et du SIRCOM. Un chantier multiforme coordonné, au Ministère, par le directeur général du Trésor et de la politique économique.
Au 1er janvier 2006, 63,2 millions de personnes vivaient en France selon les chiffres publiés par l'INSEE en décembre. Une progression de la population de 3 millions d'habitants par rapport à 1999, ce qui conforte sa place de deuxième pays le plus peuplé en Europe. Avec en moyenne 113 habitants au km2, la France se place au cinquième rang des pays européens pour sa densité. Tous les détails, commune par commune, sont disponibles sur www.insee.fr.
Nouvelle ergonomie, nouvel univers graphique... Le site Internet de l'INSEE rénové a été mis en ligne le 20 juin 2008. Parmi les nouveautés proposées, un espace "Statistiques locales" propose de découvrir en quelques clics de multiples informations démographiques, économiques et sociales, depuis la commune jusqu'à la région : chiffres-clés, tableaux comparatifs, cartes interactives, fichiers téléchargeables. Ce site rénové illustre la préoccupation de l'INSEE en termes de démarche qualité.
Pour améliorer la coordination des services statistiques, le Conseil de modernisation des politiques publiques a décidé le 4 avril 2008 que la production des statistiques industrielles devait relever de l'INSEE. De ce fait, les trois sous-directions du SESSI en charge de la production statistique ont été transférées à l'INSEE. Avec le transfert des missions d'études et de diffusion à la DGCIS, le SESSI n'existe plus depuis janvier 2009.