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Plan du site
Les documentalistes du Cedef répondent à vos questions et vous orientent dans vos recherches :
01 53 18 72 00
La
loi de finances pour 2009 (article 99) a instauré un prêt
à taux zéro pour les travaux d'amélioration de
la performance énergétique des logements anciens utilisés
comme résidence principale. Ce prêt s'adresse à tout
propriétaire d'un logement antérieur à 1990, occupant
ou bailleur, sans condition de ressources. Il est plafonné à
30.000 € remboursables sur 10 ans.
Les améliorations apportées au logement doivent comprendre
un "bouquet de travaux" (isolation, chauffage ou chauffe-eau
utilisant des énergies renouvelables...), ou bien atteindre un
niveau de performance énergétique globale variable selon
le logement et sa localisation géographique.
Les prêts sont accordés par les banques ayant signé
une convention avec l'État, sous la forme d'une avance remboursable
sans intérêt, selon les modalités détaillées
à l'article
244 quater U du code général des impôts et commentées
par l'instruction
fiscale 4 A-13-09 du 30 juillet 2009. L'emprunteur doit joindre à
sa demande un formulaire-type de devis, disponible sur le site du ministère
de l'Écologie.
>
télécharger les formulaires
Le montant de l'avance remboursable peut être majoré de 15.000
ou 20.000 euros selon le nombre de personnes occupant le logement. Les
modalités d'application sont précisées par les décrets
2009-1296
et 2009-1297
du 27 octobre 2009.
De la même manière, les emprunteurs justifiant du label «
bâtiment basse consommation énergétique, BBC 2005
» peuvent bénéficier d'une majoration du prêt,
selon les modalités de l'arrêté
du 19 novembre 2009.
L'instruction
4 A-13-09 du 30 juillet 2009 précise également les modalités
de cumul de l’éco-prêt à taux zéro avec
d'autres dispositifs incitatifs de financement, dont le crédit
d’impôt pour les équipements favorisant les économies
d'énergie, cumulable sous condition de ressources.
L'éco-prêt peut par ailleurs être cumulé avec
le prêt
à taux zéro attribué sous conditions de ressources
aux primo-acquérants pour la construction ou l'acquisition d'un
logement.
Le site Logement du ministère de l'Écologie édite
une page intitulée tout
sur l'éco-prêt à taux zéro, avec une
série complète de
questions-réponses sur le sujet.
Pour savoir plus
Le site de l'Ademe, sous la rubrique financer
mon projet, édite une fiche détaillée sur l'éco-prêt
à taux zéro. L'Agence met à disposition un service
d'information et de conseils, Info
énergie, avec des correspondants locaux et un centre d'appel
national : 0810 060 050 (prix d’un appel local).
Sur le site Service-public, consulter l'éco-prêt
à taux zéro.
Sur le site de l'Anil, consulter l'éco
prêt, ainsi que deux articles sur la majoration
du prêt à 0 %.
Sur le site Les clés de la banque, consulter l'éco-prêt
à taux zéro, ainsi que le prêt
écologique, financé par le livret de développement
durable.
créé le 29 septembre 2009, modifié le 15 décembre 2009
La situation de surendettement des personnes physiques est
caractérisée par l'impossibilité manifeste pour le
débiteur de bonne foi de faire face à l'ensemble de ses
dettes non professionnelles exigibles et à échoir (article
L330-1 du code de commerce). Une procédure de surendettement,
entièrement gratuite, peut alors être engagée. Elle
peut être précédée par des demandes de rééchelonnements
de dette ou de délais de paiement auprès des créanciers.
Pour bénéficier de cette procédure, la personne surendettée
doit saisir la commission de surendettement des particuliers par l'intermédiaire
d'une succursale
de la Banque de France. La commission, régie par les articles
L331-6 et suivants du code de commerce, est chargée de mettre
en place un plan de redressement, en accord avec l'intéressé
et ses créanciers.
Les conditions de saisine de la commission et la procédure de surendettement
sont détaillées sur le site de la DGCCRF, direction générale
de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes,
rubrique surendettement,
ainsi que sur la page du Secrétariat
des commissions de surendettement du site de la Banque de France.
Selon les données fournies par le baromètre
du surendettement de la Banque de France, plus de 700.000 ménages
sont en cours de désendettement. La dette moyenne avoisine les
40.000 euros.
Afin d'accélérer la sortie des situations de surendettement,
le projet
de loi réformant le crédit à la consommation
propose de modifier la législation en vigueur : il s'agit
notamment de raccourcir les procédures et d'abaisser à cinq
ans la durée d'inscription au fichier
national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers
(FICP).
>
consulter la question-réponse du Cedef sur la réforme du
crédit à la consommation
Pour en savoir plus
> consulter la rubrique surendettement
du site Service-public
> lire le mini-guide sur le surendettement
de la Fédération bancaire française
> lire la fiche du Ministère de la justice : vous
êtes surendettés
> Le
surendettement des particuliers, Conseil économique et social,
Crosemarie Pierrette, 2007
> Typologie
des situations de surendettement, Bulletin de la Banque de France,
n° 175, 2009
créé le 7 juillet 2009
Afin de lutter contre le surendettement, le gouvernement
a présenté le 22 avril 2009 un projet
de loi réformant le crédit à la consommation.
Le projet initial a été modifié pour tenir compte
des résultats
de la consultation avec les associations de consommateur. Le projet
de loi est également l'occasion de transposer la directive
européenne 2008/48/CE du 23 avril 2008 concernant les contrats
de crédit aux consommateurs.
Le premier volet du projet vise à limiter les
excès du crédit : il s'agit notamment d'encadrer la publicité,
d'éviter les effets pervers du crédit renouvelable et de
mieux encadrer la fonction crédit des cartes de fidélité.
Le texte prévoit également un allongement de 7 à
14 jours du délai de rétractation.
Parallèlement, les prêteurs devront s'assurer de la solvabilité
des emprunteurs, notamment en consultant le fichier
national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers
(FICP). La Commission
bancaire verra ses missions de contrôle du crédit renforcées.
Le deuxième volet de la loi aura pour objectif
d'accélérer la sortie des situations de surendettement :
il s'agit notamment de raccourcir les procédures et d'abaisser
à cinq ans la durée d'inscription au FICP.
> consulter la question-réponse du
Cedef sur le surendettement
Enfin, la loi va réformer l'assurance
emprunteur, afin de rendre les tarifs plus transparents et de permettre
à l'emprunteur d'y souscrire séparément, auprès
de l'établissement de son choix.
Le dossier
de presse du 12 octobre 2009 fait le point sur l'état du projet
après son adoption
au Sénat, ainsi que sur les amendements envisagés par
le gouvernement. Le projet de loi a été déposé
le 18 juin 2009 à l'Assemblée nationale.
Pour en savoir plus
>
consulter le dossier législatif de Légifrance : projet
de loi, exposé des motifs
>
consulter la présentation de la réforme, sur le site
du ministère de l'Économie
>
consulter les résultats de la concertation sur l'avant projet de
loi, publiés le 23 mars 2009
> consulter les fiches de la rubrique crédit
et surendettement, sur le site Service-public
> consulter les fiches consacrées au crédit
à la consommation et au surendettement,
sur le site de la direction générale de la concurrence,
de la consommation et de la répression des fraudes
> lire la rubrique emprunter
du site Les clés de la banque
> Pour
un développement responsable du crédit renouvelable en France
; Athling Management pour le Comité Consultatif du Secteur Financier
(CCSF), décembre 2008.
modifié le 20 octobre 2009
Secteur méconnu de la finance mondiale il y a encore
quelque temps, la finance islamique suscite un intérêt croissant.
Elle représente 400 à 500 milliards d’euros d’investissement
à travers le monde.
Le terme finance islamique recouvre l’ensemble des transactions
et produits financiers conformes aux principes de la Charia, qui supposent
l’interdiction de l’intérêt, de l’incertitude,
de la spéculation, l’interdiction d’investir dans des
secteurs considérés comme illicites (alcool, tabac, paris,
etc.), ainsi que le respect du principe de partage des pertes et des profits.
Le 18 décembre 2008, le ministère de l’Économie,
de l’Industrie et de l’Emploi a annoncé des aménagement
fiscaux pour favoriser les montages de finance islamique afin d’attirer
les investisseurs du Proche-Orient. Ces mesures concernent deux des principaux
outils de la finance islamique : la murabaha et les sukuks.
La murabaha est un contrat de vente aux termes duquel
un vendeur vend un actif à un financier islamique qui le revend
à un investisseur moyennant un prix payable à terme (vente
à tempérament).
Les sukuk et les produits financiers assimilés
sont des titres représentant pour leur titulaire un titre de créances
ou un prêt dont la rémunération et le capital sont
indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs par l’émetteur.
Ces actifs sont affectés au paiement de la rémunération
et au remboursement des sukuk ou des produits assimilés.
L’administration fiscale a ainsi décidé de la neutralité
fiscale des opérations de murabaha au regard des droits d’enregistrement
(le double transfert de droit de propriété ne donne pas
lieu à doubles droits d’enregistrement) et de la déductibilité
fiscale de la rémunération versée au titre des sukuk.
Le régime fiscal des murabaha et des sukuk et produits assimilés
est présenté précisément dans les fiches doctrinales
publiées au bulletin officiel des impôts 4
FE/09 n° 22 du 25 février 2009. Le profil type des outils
de finance islamique y est décrit ainsi que le traitement fiscal
qui doit leur être réservé impôt par impôt.
Ces mesures fiscales complètent la recommandation
de l’AMF, Autorité des marchés financiers, de
juillet 2007, qui autorise les OPCVM indiciels charia, c’est-à-dire
investis dans un panier de valeurs considérées comme compatibles
avec la Charia en raison de leurs activités et de leurs règles
de gestion.
Pour en savoir plus
>
Finance islamique : quelles opportunités pour les entreprises françaises
? Vidéo de la conférence organisée à Bercy
par Premier cercle et clôturée par Christine LAGARDE - 3
novembre 2009
>
Initiative en faveur du développement de la finance islamique en
France – Direction générale du Trésor et
de la Politique économie, 18 décembre 2008.
>
Enjeux et opportunités du développement de la finance islamique
pour la place de Paris : 10 propositions pour collecter 100 milliards
d’euros - Elyès Jouini, Olivier Pastré, 8 décembre
2008.
>
La finance islamique en France : quelles perspectives ? Jean
Arthuis, Rapport du Sénat, n°329, mai 2008.
> Les
Cahiers de la finance islamique, École de management de Strasbourg
créé le 17 mars 2009, mis à jour le 17 novembre 2009
Les avoirs de la participation ont fait l'objet de plusieurs
campagnes de déblocage exceptionnel depuis 2004, qui ont rencontré
un vif succès auprès des salariés. La dernière
a été mise en place par la loi
n° 2008-111 du 8 février 2008 et s'est achevée fin
juin 2008. Dans le but de soutenir le pouvoir d'achat des salariés,
il a été décidé de rendre permanente la possibilité
de débloquer les sommes versées par l'employeur au titre
de la participation.
Jusqu'à présent, les avoirs de la participation étaient
bloqués de droit pour cinq ans sur des comptes d'épargne,
les bénéficiaires ne pouvant les percevoir de manière
anticipée que dans certains cas exceptionnels tels que mariage,
surendettement, licenciement, etc.
La loi
n° 2008-1258 du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail modifie
de manière permanente les conditions de déblocage. Les salariés
ont désormais le choix entre deux modes de versement des avoirs
de la participation : soit une liquidité immédiate,
soit un placement en épargne. Les modalités de la demande
sont précisées par le décret
n° 2009-350 du 30 mars 2009.
Les sommes attribuées au titre des exercices clos après
le 3 décembre 2008 peuvent être demandées en versement
immédiat ; elles sont assujetties à l'impôt
sur le revenu. L'épargne salariale constituée précédemment
reste soumise au régime antérieur : blocage pour cinq ans,
sauf cas exceptionnels prévus par le code du travail, non imposable.
Les salariés qui le souhaitent peuvent continuer d'alimenter leur
épargne dans les mêmes conditions.
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, qui n'ont pas obligation
de mettre en place un dispositif de participation, la loi prévoit
la promotion d'une autre forme d'épargne salariale : l'intéressement.
Cette incitation prend la forme d'un crédit d'impôt à
destination des entreprises, commenté par l'instruction
fiscale 4 A-11-09 du 10 juillet 2009, modifiée par l'instruction
4 A-14-09 du 25 septembre 2009.
Les entreprises pouvaient également verser une prime
exceptionnelle de 1500 € maximum par salarié, exonérée
de cotisations sociales, au plus tard le 30 septembre 2009, selon les
termes de la circulaire
DSS/5B/2009/29 du 29 janvier 2009.
Pour en savoir plus
Le ministère du travail détaille les dispositions de la
loi dans un communiqué
du 4 décembre 2008, ainsi que dans un article
du 23 juillet 2008 sur le projet de loi. Il édite par ailleurs
des fiches complètes sur la
participation et l'actionnariat salarié et sur l'épargne
salariale.
Le site Service-public édite une fiche sur l'épargne salariale.
créé le 23 septembre 2008, mis à jour le 6 octobre 2009
Il existe deux grandes catégories d'assurances-vie,
l'assurance en cas de vie et l'assurance en cas
de décès. Les deux types d'assurance-vie garantissent
le versement d'un capital ou d'une rente au bénéficiaire
désigné dans le contrat, au terme du contrat dans le premier
cas, au décès de l'assuré dans le second.
L'assurance en cas de décès constitue une garantie pour
les proches de l'assuré, alors que l'assurance en cas de vie est
davantage utilisée comme placement, l'assuré pouvant être
lui-même le bénéficiaire du contrat.
De nombreuses formules d'assurance-vie sont proposées selon la
durée choisie et les options de sortie (versement d'une rente ou
d'un capital). Les risques encourus par l'assuré varient également
selon le support choisi : les contrats souscrits en euros bénéficient
d'un capital garanti, alors que le capital des contrats en unité
de compte ou en action varie en fonction des marchés.
Les contrats d'assurance-vie n'ouvrent droit à réduction
d'impôts que lorsqu'ils sont souscrits au bénéfice
de personnes handicapées, à hauteur de 25% des cotisations
versées, conformément à l'article
199 septies du code général des impôts.
Les contrats d'assurance-vie sont régis par le code des assurances,
notamment les articles L131-1
et
L132-1 à L132-26.
Devant la complexité et la diversités des offres d'assurance
et de placement, les pouvoirs publics ont pris plusieurs initiatives pour
garantir les intérêts des assurés et des bénéficiaires.
Ainsi, le Comité
consultatif du secteur financier (CCSF) propose un tableau relevant
les questions
à se poser avant de souscrire un produit financier ou un contrat
d'assurance-vie, ainsi qu'un glossaire
des principaux termes utilisés en la matière.
De la même manière, afin de renforcer l'information pré-contractuelle
en assurance-vie, trois arrêtés sur la lisibilité
et de transparence des contrats ont été pris en application
de la loi
n° 2005-1564 du 15 décembre 2005 :
> arrêté du 9 février 2006
>
arrêté du 1er mars 2006
> arrêté du 8 mars 2006
Enfin, la loi
n° 2007-1775 du 17 décembre 2007 fait obligation aux assureurs
de rechercher les bénéficiaires des contrats expirés
lorsqu'ils ne se sont pas manifestés et que leurs coordonnées
ne figurent pas au contrat. Le ministère de l'Économie a
publié en juillet 2009 un premier rapport
sur les contrats d'assurance vie non réclamés, présenté
par le communiqué
du 8 juillet 2009.
Pour en savoir plus
> lire le communiqué
de presse du 21 mars 2006 du ministère de l'Économie
> lire la fiche de la DGCCRF, direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
sur l'assurance
vie
> consulter sur le site service-public la fiche consacrée à
l'assurance-vie,
ainsi qu'un article sur la recherche
des bénéficiaires des contrats d'assurance-vie
>
consulter Le contrat d'assurance-vie, document proposé
par l'Institut national de la consommation, mis à jour en avril
2008
> consulter le dossier consacré à l'assurance
vie/déces sur le site de la FFSA, Fédération
française des sociétés d'assurance, et notamment
la page détaillant la fiscalité
des contrats
créé le 6 mai 2008, modifié le 28 juillet 2009
Les dispositifs d'investissement locatif permettent à
un particulier souhaitant investir dans un logement neuf (ou ancien
sous certaines conditions), de déduire fiscalement une partie
du montant de son investissement, à condition de le louer. Par
commodité, les différents types d'investissement sont
identifiés par le nom de leur instigateur. Ils sont présentés
sur le site des impôts dans une rubrique intitulée investir
pour louer.
Les dispositifs Robien et Borloo, en vigueur jusqu'au 31 décembre
2009, sont remplacés au 1er janvier 2010 par le dispositif Scellier.
Ce nouvel amortissement a été introduit par la loi
de finances rectificative pour 2008 (article 31). Pour l'année
2009, les Scellier, Robien et Borloo ont existé en parallèle.
Le dispositif
Scellier, codifié à l'article
199 septvicies du code général des impôts, offre
une réduction d'impôt de 25%, répartie sur neuf
ans, pour les logements neufs ou réhabilités acquis en
2009 et 2010, avec un engagement de location de 9 ans à loyer
plafonné. Il s'applique dans les zones définies par l'arrêté
du 30 décembre 2008 et selon les modalités de l'instruction
fiscale 5 B-17-09.
Les modalités d’appréciation des conditions de ressources
du locataire sont commentées par l'instruction
fiscale 5 B 11-10 du 15 janvier 2010.
La loi
de finances pour 2010 (art. 82) introduit un verdissement
du dispositif Scellier : la réduction d'impôt
sera réduite en 2011 puis en 2012, mais les logements respectant
le label « bâtiments de basse consommation énergétique
» (BBC), bénéficieront d'une réduction majorée
de 10 points.
Le dispositif Robien
recentré s’applique aux logements neufs ou réhabilités
acquis entre le 1er septembre 2006 et le 31 décembre 2009. Contre
un engagement de location de 9 ans avec un loyer plafonné, il
permet de déduire 50% du prix d'achat des revenus fonciers. Le
Robien
classique s'applique aux acquisitions antérieures au 1er
septembre 2006.
Le Borloo
neuf (ou populaire), qui s'applique aux investissements réalisés
entre 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009, porte la déduction
à 65% du prix d'achat et permet une déduction de 30% des
loyers, mais il impose un plafond de ressources pour le locataire et
des loyers plus bas.
Le Borloo
ancien remplace le Besson ancien. Il s’applique aux logements
anciens loués entre le 1er octobre 2006 et le 31 décembre
2009 : il ouvre droit à une déduction des loyers
de 30 à 45%, selon le type de location. Le bailleur devait conclure
une convention avec l'Agence
nationale de l'habitat.
Les zones géographiques bénéficiant des dispositifs
d'investissement locatif ont été fixées par l’arrêté
du 10 août 2006, modifié par l'arrêté
du 29 avril 2009.
Le site Logement
du ministère de l'Écologie consacre une rubrique à
l'investissement
locatif, qui détaille les dispositifs Borloo
neuf ou populaire, Borloo
ancien, Robien
recentré, Robien
classique, ainsi que le dispositif Scellier.
De la même manière que pour les Robien et Borloo, d'autres
dispositifs restent en vigueur mais ne peuvent plus être contractés
: ils s'agit des investissements Périssol, Lienemann, Robien
ZRR, Besson neuf ou ancien, décrits sur le site des Impôts.
>
voir les anciens dispositifs
Pour aller plus loin
Le site de l’Agence
nationale pour l’information sur le logement (ANIL) édite
une page consacrée aux investissements
locatifs, avec notamment un tableau
comparatif des différents dispositifs fiscaux. Elle propose
également des outils
de calcul, dont un similateur
d'investissement immobilier.
Les différents dispositifs sont succinctement décrits sur
site Les
clés de la banque, au sein de la page consacrée aux
régimes spéciaux de fiscalité des revenus fonciers.
Le ministère du Logement et de la Ville a édité
un rapport sur l'évaluation
des dispositifs d'aide à l'investissement locatif (2008).
L'INC,
Institut national de la consommation, édite une fiche
pratique sur la fiscalité de l'immobilier en 2009, qui présente
notamment en annexe les dispositifs d'investissement locatif.
Le site des impôts présente les avantages offerts aux contribuables
souhaitant investir
dans le secteur touristique ou hôtelier à vocation sociale.
créé le 22 avril 2008, modifié le 9 février 2010
Pour améliorer les relations entre les banques et
leurs clients, plusieurs textes récents contribuent à clarifier
les tarifs bancaires, avec notamment le plafonnement des frais bancaires
applicables aux incidents de paiement et l'institution d'un relevé
périodique des frais prélevés.
Le décret
n° 2007-1611 du 15 novembre 2007 relatif au plafonnement des frais
bancaires applicables aux incidents de paiement prévoit, en application
de l'article 70 de la loi
n° 2007-290 du 5 mars 2007, que le montant maximum des frais
bancaires dans le cas du rejet d'un chèque d'un montant inférieur
à 50 euros est plafonné à 30 euros, et à 50
euros pour un chèque d'un montant supérieur. Le plafond
est de 20 euros pour les frais liés à un incident dû
à un autre moyen de paiement, un prélèvement automatique
ou un virement par exemple. Ce dispositif est entré en vigueur
le 16 mai 2008.
L'article 24 de la loi
n° 2008-3 du 3 janvier 2008 (dite loi Chatel) institue un relevé
périodique des frais bancaires : les établissements
bancaires doivent transmettre à chaque client un récapitulatif
annuel détaillé des frais perçus au titre de la gestion
de son compte de dépôt. Le premier document de ce type devait
être adressé gratuitement aux clients avant le 31 janvier
2009.
Enfin, l'ordonnance
n° 2009-866 du 15 juillet 2009 renforce la transparence en matière
de tarifs et de délais d'exécution des moyens de paiements
utilisés. Elle est entrée en vigueur le 1er novembre 2009,
conformément au décret
n° 2009-934 du 29 juillet 2009.
À noter que la loi
du 3 janvier 2008 (art. 23) a étendu le champ de la médiation
bancaire : les médiateurs peuvent désormais arbitrer
les litiges relatifs à la quasi-totalité des relations commerciales
qui lient les banques et leurs clients.
Pour en savoir plus
> lire sur le site service-public
l'article sur le renforcement
des droits des consommateurs en matière de moyens de paiement,
ainsi que deux fiches sur le compte
bancaire et la publicité
des tarifs bancaires
>
lire le communiqué de presse du 16 novembre 2007 du ministère
de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, relatif à la
publication du décret 2007-1611
> lire les mesures
relatives au secteur bancaire, au sein du
dossier de presse du 26 novembre 2007 sur le développement
de la concurrence au service des consommateurs
> consulter le dossier sur la
transparence sur les tarifs du site Les
clés de la banque
mis à jour le 8 décembre 2009
Le livret A est un compte d'épargne à taux
réglementé, dont le revenu est défiscalisé.
Réservé aux particuliers et à certaines associations,
il permet des versements et retraits libres. Une partie de l'épargne
collectée est centralisée par la Caisse
des dépôts et consignations, qui l'utilise pour financer
la construction de logements sociaux.
Jusqu'au 31 décembre 2008, seules les Caisses d'épargne
et la Banque postale étaient habilitées à distribuer
le livret A ; le Crédit Mutuel proposait un livret Bleu bénéficiant
des mêmes avantages. Ces exclusivités sont supprimées
par la
loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie
(LME), qui généralise la distribution du livret A à
toutes les banques.
Ainsi, depuis 1er janvier 2009, toute banque peut proposer à ses
clients un livret A. Les conditions de fonctionnement de ce produit d'épargne
changent peu : un seul livret A est autorisé par personne, dans
la limite de 15.300 euros, les associations bénéficiant
d'un plafond de 76.500 euros ; cependant, les opérations inférieures
à 10 euros ne sont possibles que sur les livrets ouverts à
La Banque Postale.
Plusieurs textes d'application fixent les modalités d'ouverture
et de fonctionnement du livret A, ainsi que l'emploi des fonds centralisés
ou non par la Caisse des dépôts et consignations :
>
décret n° 2008-1263 du 4 décembre 2008 relatif au livret
A
>
décret n° 2008-1264 du 4 décembre 2008 : rémunération
des réseaux collecteurs du livret A et du livret de développement
durable, centralisation partielle des dépôts
>
décret n° 2008-1266 du 4 décembre 2008 : mesures
de coordination liées à la généralisation
de la distribution du livret A
>
arrêté du 4 décembre 2008 : règles
d'emploi des fonds collectés et non centralisés par la Caisse
des dépôts et consignations
>
arrêté du 4 décembre 2008 : transferts de
livrets A
Le premier
bilan de l'application de la LME, présenté le 29 juillet
2009, fait le point sur les livrets ouverts en dehors du réseau
historique depuis le 1er janvier 2009.
Le fonctionnement du livret A est codifié aux articles L221-1
à L221-9 du code
monétaire et financier.
La réforme du livret A fait suite à une décision
du 10 mai 2007 de la Commission européenne contre le monopole
de distribution des livrets A et Bleu, qui a donné neuf mois à
la France pour ouvrir ces produits à la concurrence. Elle s'appuie
sur le rapport
de la mission sur la modernisation de la distribution du livret A
et des circuits de financement du logement social, confiée à
Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France.
La rémunération du livret est en principe déterminée
automatiquement chaque semestre depuis le 1er août 2004, selon un
mode de calcul fixé par le règlement
n° 2003-03 du 24 juillet 2003 du Comité de la réglementation
bancaire et financière. Au 1er août 2009, le taux de rémunération
est fixé à 1,25%, selon l'arrêté
du 23 juillet 2009. La ministre de l'Économie a annoncé
le 13 janvier 2010 que ce taux sera maintenu au premier semestre 2010.
Pour aller plus loin
> une rubrique du site vie-publique
consacrée à la généralisation
de la distribution du livret A
> une fiche du site vie-publique
consacrée au financement
du logement social
> le livret
A sur le site Les
clés de la banque
> une question réponse sur le livret
A et sa rémunération, sur le site du Premier ministre
modifié le 19 janvier 2010
L’ordonnance
n° 2006-346 du 23 mars 2006 relative aux sûretés,
parue au Journal officiel du 24 mars 2006, a introduit deux nouveaux produits
réformant le régime des garanties hypothécaires :
l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire.
L’hypothèque rechargeable (articles 34 et
suivants de l'ordonnance) permet au particulier possédant une résidence
principale dont une part de crédit est déjà remboursée
de demander à sa banque le "rechargement" de son hypothèque,
c’est-à-dire le report de la fraction de garantie libérée
par ses remboursements pour obtenir un nouveau financement : la maison,
capital principal du ménage, devient une garantie pour ses besoins
en matière de consommation.
Le projet de loi de finances pour 2007 prévoit certaines exonérations
en cas de transformation d'une hypothèque en hypothèque
rechargeable. Ces exonérations, effectives au 27 septembre 2006,
sont précisées par l'instruction
fiscale 7 A-2-06 du 12 octobre 2006.
Le prêt viager hypothécaire est défini
par l'article 41 de l'ordonnance comme "un contrat par lequel un
établissement de crédit ou un établissement financier
consent à une personne physique un prêt sous forme d’un
capital ou de versements périodiques, garanti par une hypothèque
constituée sur un bien immobilier de l’emprunteur à
usage exclusif d’habitation et dont le remboursement –principal
et intérêts- ne peut être exigé qu’au
décès de l’emprunteur ou lors de l’aliénation
ou du démembrement de la propriété de l’immeuble
hypothéqué s’ils surviennent avant le décès."
Le prêt viager hypothécaire est régi par le code
de la consommation, article
L.314-1 et suivants. Une présentation
complète est proposée sur le site les
clés de la banque.
L'ensemble du dispositif est détaillé par une fiche
explicative, accessible sur le portail
du ministère de l'Économie.
Depuis la publication du décret
n° 2006-1540 du 6 décembre 2006 relatif au remboursement
anticipé du prêt viager hypothécaire, les deux types
de crédits peuvent être proposés par les établissements
de crédit, ainsi que le précise le communiqué
de presse du 8 décembre 2006, disponible sur le portail
du ministère de l'Économie.
L’ordonnance
n° 2006-346 du 23 mars 2006 relative aux sûretés
a été ratifiée par l'article 10 de la loi
n° 2007-212 du 20 février 2007.
Pour en savoir plus
> consulter la fiche sur l'hypothèque et le prêt viager hypothécaire sur le site service-public.fr.
>
consulter Le prêt viager hypothécaire, document
proposé par l'Institut national de la consommation, décembre
2007
> lire le rapport du Conseil économique et social intitulé
Les
viagers immobiliers en France, Corinne Griffond, 2008, 82 p.
> consulter les instructions fiscales 10 D-2-06
du 1er décembre 2006 et 10 D-3-06
du 28 décembre 2006 sur la publicité foncière en
matière d'hypothèque rechargeable
>
consulter le discours du ministre de l’Économie, du 22 mars
2006
>
consulter le dossier de presse du ministère de la Justice, du 22
mars 2006
mis à jour le 22 avril 2008
Alternext est un marché boursier destiné aux
valeurs moyennes, ouvert depuis le 17 mai 2005. Il permet aux petites
et moyennes entreprises d’accéder à la cotation dans
des conditions simplifiées et sécurisées.
En facilitant l’accès au marché et en simplifiant
l’appel à l’épargne, Alternext a pour objectif
d’aider les PME à trouver les financements nécessaires
à leur développement, tout en garantissant aux investisseurs
un bon niveau d’information sur les entreprises cotées.
A cet effet, les entreprises candidates ont l’obligation de publier
leurs comptes sur le site
d’Alternext une fois introduites ; elles doivent en outre remplir
les conditions suivantes :
- justifier d’au moins deux ans d’existence
- disposer d’un capital minimum de 2,5 millions d’euros
Ce nouveau marché a été créé par Euronext,
entreprise gérante des bourses de Belgique, de France, des Pays-Bas
et du Portugal. Alternext est un marché régulé par
Euronext, mais non réglementé. Son lancement a cependant
été validé par l’Autorité des marchés
financiers (AMF), qui a participé au groupe de travail ayant présidé
à sa création et qui en assure la supervision.
L’objectif est de faire d’Alternext un marché ouvert
aux sociétés de l’ensemble de l’espace économique
européen.
Afin de favoriser la réussite d’Alternext, la loi
n° 2005-842 du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation
de l’économie a introduit des mesures fiscales, dont une
exonération des plus-values de cession de titre des sociétés
admises sur ce type de marchés (art.3). Ces mesures ne s'appliquent
qu'aux cessions réalisées entre le 17 mai 2005 et le 31
décembre 2006.
De la même manière, les contribuables ont bénéficié
d'une réduction de l'impôt sur le revenu correspondant à
25% des sommes investies jusqu'au 31 décembre 2006 sur un marché
non réglementé, dont Alternext, dans la limite de 20.000
euros, ou 40.000 euros pour un couple marié. Les conditions précises
de cet avantage fiscal sont détaillées dans l'instruction
5 B-29-05 du 25 octobre 2005.
Enfin, le 4 septembre 2006, Euronext a mis en place l'indice Alternext
All-Share, représentatif de l'ensemble des valeurs cotées
sur les marchés Alternext : Paris, Bruxelles, ouvert le 15
juin 2006, et Amsterdam, inauguré le 24 novembre 2006.
>
consulter le communiqué de presse du 14 juin 2006
Pour en savoir plus
>
consulter la brochure consacrée à Alternext sur le site
d’Euronext
>
consulter le discours du ministre de l'Économie, prononcé
le 20 juin 2005, à l’occasion de l’ouverture d’Alternext.
mis à jour le 30/10/2007
Le FIchier des COmptes BAncaires a été créé
en 1971. Il a été informatisé en 1982, par arrêté
du 14 juin 1982, après avis de la CNIL, Commission nationale
de l’informatique et des libertés. Cet arrêté
fixe par ailleurs la liste des personnes habilitées à consulter
le fichier. Il a fait l’objet de plusieurs modifications :
la dernière en date est intervenue par arrêté
du 13 décembre 2007.
Ont accès au fichier toutes les personnes bénéficiant
d’une levée du secret professionnel fiscal. Les modalités
du secret professionnel fiscal et de ses dérogations sont fixées
par les articles L.103 et L.113 à L.166 du livre
des procédures fiscales, consultable sur le site Légifrance.
Désormais, une nouvelle
procédure de droit d'accès, décrite sur le site
de la CNIL, permet aux titulaires de comptes bancaires de consulter les
informations les concernant au sein du Ficoba. Selon les cas, le droit
d'accès s'exerce auprès du centre des impôts ou de
la CNIL.
On trouve par ailleurs le détail du fonctionnement du Ficoba, ainsi
que la liste des personnes habilitées à le consulter, dans
la documentation fiscale DB 5 A 513 à 514-2 sur le site des
Impôts.
>
DB 5 A 513 : travaux effectués par le service Ficoba
>
DB 5 A 514 et 514-1 : modalités de consultation de Ficoba
>
DB 5 A 514-2 : modalités pratiques de la consultation
Depuis le 1er septembre 1995, le Centre régional informatique (CRI)
de Nemours est seul compétent pour traiter les demandes de consultation.
mis à jour le 11 mars 2008
L 'article L.313-3
du code
de la consommation définit le prêt usuraire comme un
prêt consenti à un taux effectif global (TEG) excédant
de plus du tiers le TEG moyen pratiqué au cours du trimestre précédent
pour des opérations comparables.
Le taux de l'usure est le taux au-delà duquel le TEG d'un prêt
est légalement considéré comme excessif. L'article
L.313-1
du code de la consommation précise que pour la détermination
du taux effectif global d'un prêt sont ajoutés aux intérêts
tous les frais liés au prêt. L'attribution d'un prêt
usuraire est punie selon les dispositions de l'article L.313-5
du même code.
Les taux d'usure correspondant aux différentes catégories
de prêts sont fixés par un avis publié chaque trimestre
par le ministère de l'Économie au Journal officiel et établi
sur la base d'enquêtes réalisées par la Banque de
France sur les taux pratiqués.
L 'article L.313-3
du code de la consommation a été modifié par l'article
32 de la loi
n° 2003-721 du 1er août 2003 pour l'initiative économique
et par l'article 7 de la loi
n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et
moyennes entreprises. Ces articles ont successivement supprimé
la référence au taux d'usure pour les "prêts
accordés à une personne morale se livrant à une activité
industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non
commerciale " et pour les prêts accordés aux "commerçants,
artisans et entrepreneurs individuels".
Pour les professionnels, seuls les découverts en compte restent
soumis au respect du taux d'usure.
Le taux d'usure continue de s'appliquer aux personnes morales n'ayant
pas d'activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole
ou professionnelle non commerciale. Cette catégorie recouvre essentiellement
les associations, les fondations, les SCI, les GIE et les collectivités
locales.
Pour en savoir plus
>
consulter les seuils de l'usure en vigueur sur le portail
du ministère de l'Économie
>
consulter les seuils de l'usure depuis 1993 sur le site de la Banque
de France
mis à jour le 04/09/2007
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