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Dans son discours devant les Assises du très haut débit, Éric BESSON a détaillé les mesures qui vont permettre la mise en œuvre des trois chantiers prioritaires qui feront de la France un leader du numérique en Europe.
L’Internet, qui compte plus de 2,1 milliards de personnes connectées, est aujourd’hui à un tournant de son histoire, les dernières adresses IPv4 libres au plan mondial ayant été attribuées le 2 février 2011. Outre une capacité de stockage plus grande qui écarte toute possibilité de pénurie, IPv6 offre des fonctionnalités natives pour la gestion de la mobilité. Le futur réseau interministériel de l’État, piloté par la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication, créée en février 2011, sera conçu sur un cœur de réseau IPv6. Ce choix représente un engagement fort de l’État pour la migration vers ce nouveau protocole. Les opérateurs et la communauté technique et industrielle de l’Internet en France (Orange, SFR, Free, Nérim, ISOC France, AFNIC, Sagem) en débattront lors d’une réunion prévue pour juillet 2011.
Avec l’extinction de la télévision analogique ce sont des bandes de fréquences qui sont libérées et qui peuvent être utilisées pour la téléphonie mobile de quatrième génération (4G). Éric BESSON a signé le 1er juin 2011 l’arrêté lançant officiellement l’appel à candidature pour les services mobiles 4G : le très haut débit mobile. Cette quatrième génération de téléphonie mobile représente une nouvelle étape de la révolution numérique. Elle va permettre de multiplier par 50 le débit de l’Internet mobile. Elle va accroître le confort d’utilisation des smartphones et autres tablettes multimédia. Toutes les applications mobiles deviendront instantanées : lire le journal, consulter ses mails ou naviguer sur Internet deviendra immédiat. Elle va aussi générer de nouvelles applications qui sont aujourd’hui bridées faute d’un débit suffisant, en particulier dans le domaine de la vidéo.
Ce déploiement ne peut se faire que grâce à une complémentarité entre les initiatives privées et les initiatives publiques. La création de commissions régionales d’aménagement numérique du territoire qui réuniront opérateurs, collectivités territoriales ainsi que l’ensemble des administrations concernées va assurer cette complémentarité.
Ces commissions accompagneront les collectivités sur trois points :
- l’élaboration de leurs schémas d’aménagement numérique ;
- l’articulation entre investissements publics et privés ;
- la conformité avec le programme national très haut débit.
" En développant ses réseaux de communication très haut débit, la France est un pays moteur du numérique en Europe. Nous comptons d’ores et déjà 1,135 million de foyers, soit 5 % des foyers français, éligibles à la fibre optique jusqu’à l’abonné, et 4,7 millions de foyers éligibles au très haut débit par câble soit 20 % des ménages français." Éric BESSON
Les adresses IP sont des identifiants uniques, codés sur 32 bits dans leur version 4 (IPV4) et sur 128 bits pour la version IPV6, assignés de manière univoque à tout terminal ou réseau connecté à l’Internet. Dans la version IPV4, les adresses IP sont devenues une ressource rare. L’émergence de nouvelles applications (objets communiquants, étiquettes radio ou RFID par exemple) et de nouveaux usages vont requérir dans un avenir proche un nombre croissant d’adresses IP.
(IP : Internet Protocol). Le protocole Internet permet d'associer des adresse aux machines raccordées à l’Internet.
Licences 4G : lancement de l'appel à candidatures
Création de la Disic pour mieux mutualiser les systèmes d'information et de communication de l'État
Photo Crédit © Union européenne, 2010
© Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie - 9 juin 2011
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