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Réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20

Christine LAGARDE et ses  homologues ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales des pays du G20 se sont réunis les 22-23 octobre à Gyeongju, Corée du Sud. Cette réunion était la dernière sous présidence coréenne avant le Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement du G20 qui se tiendra à Séoul les 11-12 novembre.

Les ministres des Finances le 22 octobre 2010

Grâce notamment à une importante concertation bilatérale en amont, le bilan de cette réunion ministérielle est très satisfaisant pour la France, qu’il s’agisse de la réforme de la gouvernance du FMI, de la coordination des politiques économiques et notamment de change ou de la préparation de la présidence française du G20.

Un accord historique a ainsi été trouvé pour réformer l’actionnariat et le conseil d’administration du FMI, grâce à l’action de quelques pays charnières, dont la France. Cet accord juste et équitable répond pleinement aux objectifs français.

Il va au-delà des engagements pris à Pittsburgh avec un transfert des droits de vote de plus de 6% des pays avancés vers les pays émergents dynamiques et de tous les pays sur-représentés, Etats-Unis compris, vers les pays sous-représentés.

Il tire toutes les conséquences des nouvelles réalités économiques et politiques mondiales, avec une place considérablement renforcées pour les pays émergents dynamiques : à côté des pays du G7 (exception faite du Canada), les quatre BRICs (Brésil, Russie, Inde, Chine) figurent ainsi désormais parmi les dix premiers actionnaires du Fonds.

Il unifie le conseil d’administration en le rendant entièrement élu ; dans le même temps, il le stabilise durablement à 24 chaises, tout en accroissant de deux chaises la place accordée aux pays. Cette évolution se fait sans compromettre les chaises occupées par l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Plus largement, l’influence de la France au sein de l’institution est préservée et l’Europe qui a été un moteur de la réforme n’en a pas été la variable d’ajustement.

Au total, après avoir vu ses ressources triplées et ses instruments profondément modernisés, le FMI bénéficie d’une gouvernance relégitimée. Avec la réforme de la Banque mondiale, au printemps de cette année, les institutions de Bretton Woods montrent l’exemple à l’Organisation des Nations-Unies.

Le débat actuel sur les changes illustre la justesse du constat établi par le Président de la République : nous avons besoin d'un cadre et d’un forum de coordination des changes.

La réunion de Gyeongju a permis de renforcer la coordination des politiques économiques avec la prise en compte nouvelle de la politique de change dans le cadre de concertation du G20, sous la forme de quatre principes partagés :

  1. la responsabilité particulière des pays industrialises qui se montreront vigilants à l’encontre des  mouvements de change excessivement volatiles ou désordonnés ;
  2. la primauté des régimes de change flexibles ;
  3. le caractère inopportun des interventions de change et des contrôles de capitaux, lorsque ceux-ci s’apparentent à des mesures protectionnistes ;
  4. la nécessité de lutter contre les déséquilibres économiques sous-jacents aux mouvements de change.

Le G20 a, par ailleurs, été unanime à souligner l’importance de la mise en œuvre effective des nombreuses et importantes décisions prises en matière de régulation financière au cours des deux dernières années, que ce soit en matière de cadre prudentiel bancaire, d’encadrement des rémunérations dans le secteur financier, de régulation des agences de notation, de lutte contre les paradis fiscaux et autres juridictions non coopératives, ou encore de régulation des produits dérivés échangés de gré à gré.

Christine LAGARDE s’est naturellement montrée très attentive à cette question, après que la France s’est montrée exemplaire avec l’adoption de la loi de régulation bancaire et financière.

Enfin, Christine LAGARDE a posé des jalons pour la présidence française du G20. Les priorités françaises en matière financière ont ainsi être intégrées dans le communiqué de Gyeongju, notamment :

  1. la nécessité de travailler à la réforme du système monétaire international et au renforcement des filets de sécurité financière pour les pays confrontés à la volatilité des flux internationaux de capitaux,
  2. l’extension de l’agenda de la régulation financière aux thèmes :
           des activités bancaires non régulées (shadow banking),
           de l’intégrité des marchés
           de la régulation des produits dérivés de matières premières et
           de la lutte contre les juridictions non coopératives.


Christine LAGARDE sur LCI le 25 octobre 2010

Pour aller plus loin
sur economie.gouv

La communication présentée en Conseil des ministres du 27 ocobre 2010

Les enjeux de la présidence Française du G20, éditorial de Christine LAGARDE

L'interview donnée par Christine LAGARDE à Richard HIAULT - Les Echos

Le communiqué des ministres

sur Internet

En vidéo : c’est quoi, le G20 ?

 

© Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi - 22 octobre 201 0 - mis à jour le 27 octobre 2010

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