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L’année écoulée a représenté, pour l’État actionnaire, un moment-charnière pour continuer à soutenir l’économie dans son ensemble et préparer le rebond de la croissance. Une année de modernisation aussi de ses outils d’intervention au service d’une ambition industrielle réaffirmée, pour créer de la valeur et des emplois dans notre économie.

L'État a d'abord poursuivi l'ensemble des actions engagées au plus fort de la crise pour maintenir l'économie en équilibre. Le plan automobile a réalisé ses premiers effets. Comme actionnaire l'État a aussi accompagné l'accélération des investissements des grands groupes publics. Et le Fonds stratégique d'investissement a été à l'origine, au cours des dix-huit derniers mois, de 35 investissements directs représentant 1,4 Md€ pour l'économie, aussi bien dans des PME de croissance que dans des entreprises de taille intermédiaire ou des grands groupes.
L'État a ensuite accompagné la constitution de partenariats stratégiques et la constitution de champions capables de rivaliser avec leurs concurrents sur les marchés mondiaux. La Poste est devenue une société anonyme depuis le 28 février 2010, lui donnant les moyens d'assurer son développement dans un secteur ouvert à la concurrence. L'État a également favorisé la cession de l'activité Transmission et Distribution (T&D) d'Areva, afin de permettre à ce groupe public de se recentrer davantage sur son coeur de métier, tout en se désendettant de manière significative. Enfin, le rapprochement au mois d'août entre GDF Suez et International Power a marqué par exemple la création du deuxième groupe mondial de production d'électricité.
En anticipant la reprise, l'État actionnaire a décidé d'amplifier, en lui donnant plus de cohérence, son action au service de notre économie. En nommant le 3 août dernier, un Commissaire aux participations de l'État, Jean-Dominique Comolli, le Président de la République a rappelé la nécessité pour l'État de définir et de mettre en oeuvre pour chacune de ses participations une stratégie de développement industriel et économique claire, de long terme, dans le respect de ses intérêts patrimoniaux et de l'objet social de ses entreprises.
Cette nouvelle démarche intervient à la suite des État généraux de l'Industrie dont les conclusions ont été présentées en mars. Elle se réalisera dans un cadre de travail ambitieux et rénové : des revues stratégiques, au niveau des ministres concernés, entre l'État actionnaire et le management des entreprises, à l'image de ce qui est pratiqué par tout actionnaire significatif d'une entreprise privée ; une meilleure anticipation des nominations des dirigeants des entreprises publiques ; la tenue de revues régulières pour évaluer la contribution de chaque entreprise au développement industriel français ; et un compte-rendu périodique sur la politique de gestion du personnel et les dispositifs de prévention des risques psychosociaux. Cette année encore, l'État a cherché à concilier la performance des entreprises dont il est actionnaire et l'épanouissement professionnel des 1,9 million de salariés dont elles sont responsables.
Service à compétence nationale l'APE est placée sous l’autorité du ministre et exerce quatre missions principales :
L'interview donnée par Christine LAGARDE à La Tribune
© Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi - 14 octobre 2010
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